Argentine : Lionel Messi n’échappe pas au règlement de compte !

Parfois critiqué par le passé mais souvent protégé depuis son retour en sélection, Lionel Messi n’échappe pas aux critiques après la déroute face à la Croatie. Au-delà du débat sur les meilleures associations, son rendement est remis en cause.

« Messi est un joueur incroyable, mais il ne peut pas tout faire seul. Dans le football, vous devez avoir de l’aide ». À la fin de la leçon administrée par la Croatie à l’Argentine, Luka Modric est venu au soutien de Lionel Messi, accréditant la théorie du génie trop isolé dans une sélection pas au niveau. Une théorie qui a ses partisans, mais aussi ses détracteurs. Messi n’est-il qu’une victime de la bouillie proposée en sélection ? C’est ce que pensent principalement ses adorateurs, dont fait partie la presse pro-Barça. « Messi ne mérite pas cette Argentine-là », titre ainsi en Une le quotidien Sport.

En Argentine justement, Lionel Messi avait été globalement défendu par les observateurs après le premier match face à l’Islande. Il avait tout tenté pour égaliser et son penalty raté ne l’avait pas placé sur le bûcher. C’est une autre histoire cette fois-ci. Bien pris par la défense croate, il n’a pas été influent en première période et s’est enfermé dans l’individualisme après l’ouverture du score de la Croatie, comme s’il voulait sauver l’Albiceleste à lui seul. « Au milieu de l’hécatombe argentine, une autre débâcle retient l’attention du monde : celle de Lionel Messi », peut-on lire dans La Nacion, qui titre : « Qu’est-il arrivé à Messi ? C’est devenu une véritable énigme. »

« Il n’a plus l’énergie et la vitalité d’antan »

« Il arrive quelque chose de sérieux au numéro 10. Le meilleur joueur du monde ne peut pas être celui qu’on a vu jusqu’ici dans cette Coupe du Monde », poursuit le journal argentin. « L’équipe joue comme si Messi n’existait pas. Et lui a joué comme s’il n’était pas à sa quatrième Coupe du Monde. (…) Le problème, s’il peut être défini comme tel, est que Messi s’est habitué à être le sauveur de toutes ses équipes. Le Messi d’aujourd’hui en est un autre, un marcheur qui, à 31 ans, cherche le bon moment pour passer à travers les défenses. Il n’a plus l’énergie et la vitalité d’antan. » Auteur de seulement 17 sprints, il n’a jamais dépassé les 25 km/h (quand Cristiano Ronaldo atteint 34 km/h), ce qui le rend plus lent que des joueurs comme Andrés Iniesta ou David Silva, pas réputés pour leur vitesse !

« Avoir Messi et ne pas savoir quoi faire avec lui est toujours un problème », lit-on encore dans La Nacion, quand Olé parle de « dilemme Messi » au sujet de la perpétuelle recherche des sélectionneurs sur le bon système à adopter avec la Pulga. « C’était là la principale préoccupation de tous les entraîneurs de l’équipe nationale. Dans cette Coupe du Monde, Messi semblait plus emprisonné que jamais dans le marquage adverse. À force de rechercher les bons partenaires, l’équipe a fini par manquer d’importance. Il prend également sa part dans la déroute : en Russie, jusqu’à présent, il a été absent, isolé et n’a pas assumé la direction du jeu, ce qu’on attend de lui », écrit Olé. Lionel Messi n’échappe donc pas aux lourdes critiques qui s’abattent sur la sélection depuis hier soir. On le disait touché par les commentaires sur son manque supposé d’attaches avec l’Albiceleste, ou encore prêt à en découdre après le nul inaugural face à l’Islande. Le voilà plus sombre que jamais.

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