Au Venezuela, Juan Guaido prépare le terrain et les esprits à un éventuel recours à la force

Opposition supporters unload humanitarian aid from a truck that was set on fire after clashes between opposition supporters and Venezuela's security forces at Francisco de Paula Santander bridge on the border line between Colombia and Venezuela as seen from Cucuta, Colombia, February 23, 2019. REUTERS/Marco Bello TPX IMAGES OF THE DAY

Et maintenant ? La question hantait, samedi soir, les conversations des volontaires vénézuéliens, épuisés après une journée passée sur les ponts de la ville colombienne de Cucuta. « Nous ferons ce que Juan Guaido nous dira de faire », répondaient-ils à l’unisson. Le prestige du jeune député vénézuélien, autoproclamé président par intérim le 23 janvier, est intact. Son leadership aussi.

Mais les centaines de Vénézuéliens qui se sont mobilisés le 23 février ont du mal à cacher leur déception : ils étaient venus, rose blanche à la main, pour faire plier Nicolas Maduro et ils ont échoué. A la frontière bré­silienne comme à Cucuta, les camions de nourriture et de médi­caments ont été bloqués par les forces de sécurité vénézuéliennes. Les anti-Maduro attendent qu’une ligne d’action soit donnée. « Ce n’est pas à Cucuta que cela va se décider mais au sein du groupe de Lima. Ou à Washington », admet un proche de Guaido.

Juan Guaido est arrivé dimanche à Bogota où se tiendra, lundi, une réunion de cette instance multi­latérale, créée au lendemain de la réélection – jugée frauduleuse – de Nicolas Maduro en mai 2018. Le ­vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, fera également le voyage. Le groupe de Lima, soutenu par les Etats-Unis, réunit quatorze pays du continent, dont le Brésil et le Canada. C’est la première fois que M. Guaido, qui a quitté clandestinement le Venezuela vendredi, y participera.

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*