Centrafrique : signature solennelle à Bangui de l’accord de paix et de la réconciliation nationale

Bangui, Centrafrique, (ADV) – La signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale a été effective mercredi 6 février au Palais de la Renaissance à Bangui. 14 groupes armés, le président de la République et les représentants de l’UA, de la CEAAC, de l’ONU et des pays qui ont contribué à ce dialogue ont apposé leur signature sous cet accord.

« En prenant la route de Khartoum par des voies séparées, nous en sommes revenus par une seule et même voie ! C’est l’expression que toutes les parties au dialogue ont pris l’engagement d’aboutir à un accord de paix qui peut être traduit dans les faits’, a lancé le président Faustin Archange Touadera.

Cet accord ainsi signé présente plusieurs caractéristiques comme le souligne le président Touadéra. « Un accord qui soit le reflet de cette volonté partagée d’offrir aux générations présentes et à venir des raisons d’espérer et de croire dans leur pays. Accord de paix qui soit juste et équilibré. Un accord qui réhabilite les victimes et répare les cœurs. Un accord qui soit une véritable charte de réconciliation pour les Centrafricaines et les Centrafricains. Voilà véritablement mon ambition de paix pour notre beau pays », a-t-il fait savoir.

Même si le gouvernement promet publier la totalité de cet accord après avoir recueilli toutes les signatures, notamment des chefs d’Etat de la région, cet accord va sans dire que le premier résultat attendu de cet accord est la cessation de toutes les violences et de toutes les exactions sur les populations civiles.

« Ainsi, sur le chapitre des questions de paix et de sécurité, le gouvernement de la République centrafricaine travaillera d’arrache–pied avec les autres parties à l’accord pour que soient mises réellement en œuvre toutes les dispositions concernant la cessation des violences et l’effectivité du Programme National de DDRR dont nous allons revisiter les organes de gestion et de mise en œuvre. C’est à ce prix qu’il nous sera possible de créer les meilleures conditions permettant à nos compatriotes déplacés et réfugiés de regagner leurs foyers et de reprendre leurs places pour s’adonner aux activités de développement ».

Le président centrafricain se porte garant pour l’exécution des dispositions de cet accord de paix. Il n’a pas manqué de remercier les partenaires qui ont contribué à l’aboutissement de ce processus sans oublier le pays d’accueil le Soudan.

« Ce dialogue n’aurait pas été possible sans l’appui des amis de toujours auxquels mes plus vifs remerciements sont adressés. Appuis matériel et financier, support technique et logistique, soutien politique et diplomatique, rien ne nous aura fait défaut pour faire du dialogue de Khartoum le succès vécu, et l’expression de la solidarité internationale. A la CEEAC et aux pays de la sous-région, aux Nation unies et leur mission en RCA, la MINUSCA, à la Fédération de Russie, à l’Union européenne, aux Etats-Unis d’Amérique à la France, à la Chine, au Pape François, à San’t Egidio, j’adresse mes plus sincères remerciements », lance-t-il.

La prochaine étape après la signature des chefs d’Etat au sommet attendu de l’Union africaine à Addis Abeba sera la vulgarisation et la mise en œuvre rapide des recommandations issues de ces 10 jours de pourparlers à Khartoum.

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