Coopération policière entre pays de la Cédéao: les échanges de données au menu

Les responsables de la coopération policière entre 16 Etats d’Afrique de l’Ouest étaient rassemblés, ce lundi, à Abidjan en Côte d’Ivoire. L’objectif est de mettre en place une plateforme électronique d’échange de données qui sera également connecté à Interpol. Ce dispositif doit être lancé officiellement ce mardi lors de la réunion des ministres chargés de la Sécurité des Etats de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de la Mauritanie.

Ce n’est pas nouveau pour lutter efficacement contre la criminalité ouest-africaine ou les réseaux terroristes, il faut que les capitales échangent leurs renseignements. Or pour le général Béhanzin, actuel commissaire de la Cédéao, aux affaires politiques et de sécurité, il y a encore un long chemin à parcourir.

« Ça marche peu ou prou, parce qu’il y a ce que l’on appelle une ‘guerre des services’. Il y a des cloisonnements qui n’ont forcément pas besoin d’être, mais qui existent et qui sont malfaisants (pour) la gestion des questions de sécurité.

Ce n’est pas évident, si on n’arrive pas à avoir une structure efficace, qui prenne tout en charge pour transmettre à qui de droit et aux services susceptibles de mettre la main sur le syndicat du crime ».

Tandis que les organisations criminelles et terroristes ont peu de scrupules à poursuivre leurs œuvres à travers les frontières de la Cédéao, les autorités concernées semblent donc encore se concerter sur la meilleure option à prendre pour circonscrire le crime. Une pratique qui, selon Interpol, rapporte chaque année trois milliards de dollars avec les trafics d’êtres humains, de drogue ou d’armes.

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