Faux certificats de nationalité : Plus de 500 demandeurs guinéens recherchés

Une montagne de documents administratifs confectionnés au profit de demandeurs de nationalité guinéenne a été saisie par les limiers de la Sûreté urbaine de Dakar. Il s’agit de plus de cinq cent (500) cartes nationales d’identité, d’actes de naissance, de casiers judiciaires, certificats de mariage constaté.

Plus de 500 nouveaux personnes auraient acquis la nationalité sénégalaise à la faveur de pratiques peu orthodoxes. En effet, il est question de demandeurs guinéens qui ont sollicité les services d’un vaste réseau de faussaires, composés de Sénégalais et Guinéens d’origine établis à Dakar.

Cette bande, composée de Sellé Diongue, Alassane Diabira, El H. Sogui Guèye, Boubacar Barry et Malick Sarr (introuvable, n’a pas pu échapper à la vigilance du Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye.

Le déclic est parti de la demande de certificat de nationalité sénégalaise introduite par le Guinéen Alpha Oumar Barry qui avait concocté un dossier sur la base d’une fausse copie littérale et d’un faux extrait de naissance.

L’enquête ouverte par la police a permis, dès le 8 janvier dernier, de le localiser aux HLM Grand Yoff. Cueilli, Barry déclare que, désirant avoir un acte d’état civil sénégalais, il s’en était ouvert, courant 2017, à sa mère, Maimouna Barry qui l’a mis en rapport avec le faussaire Sellé Diongue. Lequel est parvenu, par des pratiques peu orthodoxes, à leur délivrer un faux extrait d’état civil, moyennant 30.000 F Cfa. Muni de ce faux document, Alpha Barry est parvenu à se faire délivrer une fausse carte nationale d’identité sénégalaise.

Menant leur enquête, les hommes du commissaire El Hadji Dramé ont appréhendé Sogui Guèye établi à la Patte d’Oie. Pressé de questions, il craque et balance l’un de ses acolytes, Alassane Diabira alias Las, né le 30 novembre 1957 qui, dit-il, lui délivrait les faux actes moyennant 11 000 F Cfa.

Poursuivant leurs investigations, les policiers ont perquisitionné le domicile de Diabira sis aux HLM Grand-Yoff. Là, ils découvrent une autre cache de faux documents. Il s’agit de plusieurs copies littérales d’actes de naissance, d’extraits de casier judiciaire, de certificats de nationalité, de certificats de mariages…, cachées et portant signatures d’autorités compétences.

Au terme de leur garde à vue, ils ont été présentés le 10 janvier dernier, devant le Procureur de la République, par les limiers de la Sûreté urbaine qui sont aux trousses des demandeurs de ces faux documents, renseigne “L’Observateur”

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