Khalifa Sall acquitté par Mamadou Diop

L’ancien maire de Dakar était présent ce vendredi 9 février devant la barre pour apporter son témoignage dans le procès dit de la caisse d’avance. Prenant la parole, Diop-le-maire, comme on le surnomme, a présenté le principal prévenu comme son fils: « C’est mon fils ! C’est moi qui l’ai élevé, il avait 17 ans. On a cheminé durant 45 ans ! » Une déclaration qui n’a laissé personne indifférent, y compris Khalifa Sall lui-même. Une parenthèse que Mamadou Diop a vite refermée pour entrer dans le vif du sujet. La caisse d’avance, selon Mamadou Diop, c’est des fonds politiques. « Il n’y a pas autre chose ! », a-t-il assuré. Avant de poursuivre : « En 1964, il y a eu une grande réforme à Dakar. La fonction de maire a été supprimée pour être remplacée par celle du Conseil municipal… Le préfet avait tous les pouvoirs… Un jour, dans une réunion présidée par Senghor, les élus locaux se sont plaints du fait que tout le pouvoir a été arraché au maire qui n’avait que 84 000 francs de salaire… Senghor a donc inscrit le crédit dans le cabinet du président… Tous les mois, le président du Conseil municipal présentait les dépenses au président Senghor… Après, il y a eu des réformes… Quand le président Abdou Diouf est arrivé au pouvoir, il a demandé au ministre délégué en charge des Collectivités locales de superviser les fonds…. Depuis 1964, ces fonds existent et sont différents des deniers publics… Ce sont des procédures politiques qui ont toujours été utilisées… »

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