Macky/Khalifa: l’histoire de la médiation capotée d’Abdou Diouf

S’il avait accepté le « deal », Khalifa Sall aurait été le directeur de campagne du candidat Macky Sall à la présidentielle de 2019. Non seulement ça, mais aussi en cas de réélection du président sortant, il aurait été ministre d’Etat chargé de mission du chef de l’Etat. Cerise sur le gâteau, il allait conserver son poste de maire de Dakar. De son arrestation à sa condamnation, on aura tout lu, vu, entendu et même écrit sur l’ex-édile de la capitale, mais celle-là avait été bien verrouillée.

C’est le quotidien L’As qui révèle ce rôle qu’a joué Abdou Diouf pour aplanir les relations entre Macky Sall et Khalifa. Ce, dès le lendemain des élections locales de 2014 où Khalifa Ababacar Sall était plébiscité par les Dakarois. Une médiation qui précède les démêlés judiciaires du leader de Taxawu Senegaal. Galvanisé par cette victoire à l’époque, Khalifa Sall visait désormais le fauteuil présidentiel et c’est là que l’ancien secrétaire général de la Francophonie a fait son entrée et proposé à son jeune frère socialiste de taire ses ambitions présidentielles jusqu’en 2024. Le président Macky Sall avait marqué son accord pour soutenir, à la fin de son second mandat, la candidature de Khalifa Sall. L’idée avait également enchanté d’autres responsables impliqués dans la médiation, notamment feu Djibo Kâ, Robert Sagna et… Ousmane Tanor Dieng. Au moment de sceller ce pacte, renseigne la source du journal, Khalifa Sall s’est rétracté, préférant écouter ses partisans qui étaient convaincus que leur mentor pouvait vaincre Macky Sall en 2019. Au finish, Khalifa Sall s’est retrouvé à Rebeuss, laissant le champ libre à Macky Sall qui a obtenu son second mandat au premier tour.

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